La fronde économique part du diagnostic politique suivant :
> d’une part, les limites des deux courants de pensée (centre - droit ou gauche - et antilibéralisme) structurant aujourd’hui
l’idéologie économique en France comme ailleurs en Europe ;
> d’autre part, la nécessité induite d'inventer une nouvelle voie les dépassant et en puisant également le meilleur (l’efficacité
opérationnelle et le pragmatisme de l’un, la volonté de transformation sociale de l’autre).
Le centre droit ou gauche (démocratie sociale ou social-démocratie) est en effet bien en phase avec la
modernité et l’économie de marché, recherchant avec efficacité et pragmatisme des solutions dans le « cadre » économique existant, mais sans chercher à modifier le cadre lui-même. Ses objectifs
sociaux et écologiques manquent dès lors d’audace et d’ambition. Au fond, il pêche souvent par confusion entre compromis et compromission, faute d’avoir pris la pleine mesure de la… démesure
actuelle du système économique.
Les antilibéraux, sont pétris d’idéaux humanistes et de volonté de « changer le monde ». Mais ils tendent parfois à confondre exigence et
intolérance et se heurtent à deux difficultés chroniques (et liées) : une incapacité à transformer la contestation et la colère en une alternative constructive et crédible (ou perçue comme telle)
; une incapacité à élargir sa base pour dépasser le cercle des militants et à crédibiliser son offre politique auprès du grand public.
Ainsi, ces deux courants économiques - centre (droit ou gauche) et antilibéralisme - sont utiles mais restent insuffisants pour faire face aux défis du XXIème siècle ; le premier parce qu’il
obtient des résultats très partiels et de court terme, le second parce qu’il peine à donner le « mode d’emploi » du projet de société alternatif qu’il dessine.
Entre les deux (et leurs variantes), il existe une place et un espace idéologique à investir, un manque et un besoin pour une pensée et une action porteuses
d’utopies concrètes et de radicalité pragmatique, à même de provoquer de véritables changements et de remettre l’économie et l’entreprise au service de l’homme et de la
planète.
Il y a donc une autre voie économique à défricher, une fronde économique à mener, hors des sentiers battus ou asséchés de l’économie collectiviste ou dirigée et du centre pragmatique mais résigné
et conformiste. C’est à ce travail que ce site veut modestement contribuer.