Cette fronde économique se veut 100 % réformiste, 100 % radicale.
100 % réformiste, avec la conviction que l'on peut :
être réformiste et ne renoncer à aucune de ses ambitions sociales et écologiques ;
être réformiste et revendiquer sa part de rêve et d'utopie ;
être réformiste et s'attaquer à la racine des problèmes, pas juste à leurs symptômes ;
être réformiste sans se limiter à vouloir seulement aménager la forme actuelle du capitalisme ;
être réformiste et ferme et volontariste sur les objectifs ;
être réformiste et ne pas se contenter du faisable et du possible a priori.
100 % radicale, avec la conviction que l'on peut :
être radical et vouloir mettre en place une autre économie de marché ;
être radical sans se réfugier dans l'incantation confortable, l'opposition permanente ou l'invocation de principes aussi beaux qu'inappliqués ;
être radical sans anathématiser a priori tout ce qui est dit, proposé et fait par d'autres, fussent-ils des adversaires politiques ;
être radical et souple et pragmatique sur les moyens ;
être radical et se réclamer d'une culture du concret, de l'efficacité et du résultat.
Être radical ET réformiste, c'est aussi :
Croire qu'il n'est possible ni de continuer comme avant, ni de faire table rase de l'existant.
Vouloir changer les choses en profondeur mais en partant du monde tel qu'il est, pas tel qu'il est rêvé ou fantasmé.
Ouvrir le champ des possibles et en même temps le contraindre par la faisabilité opérationnelle.
Inventer et mettre en œuvre les idées, propositions et initiatives qui permettent de réellement changer la donne, en recherchant le compromis le plus
ambitieux entre souhaitable et possible, utopie et pragmatisme, désirable et faisable.